VenStor
Réglementation

Afficher ses prix en boutique de seconde main : les règles, en France et en Belgique

Étiquette ou écriteau, vitrine, pièces en réserve, retouches, prix barrés, écart à la caisse : ce que la loi impose pour l'affichage des prix dans une friperie ou un dépôt-vente, et comment garder l'étiquette et la caisse d'accord.

Publié le 22 octobre 2026 · 6 min de lecture

Une règle simple : le client connaît le prix sans le demander

En seconde main, chaque pièce est unique et a son propre prix. La tentation est grande de laisser quelques pièces sans étiquette, en se disant qu'on donnera le prix à la demande. Dans les deux pays, ce n'est pas permis : le prix doit être affiché.

En France, selon entreprendre.service-public.fr, le client doit pouvoir connaître le prix avant d'acheter, sans avoir à le demander, et le prix est exprimé en euros toutes taxes comprises. La même source précise qu'il n'y a pas de dérogation pour les produits d'occasion.

En Belgique, selon le SPF Économie, toute entreprise qui propose des biens ou des services doit indiquer le prix par écrit, d'une manière lisible, visible et non équivoque. Ce prix est le montant total à payer, TVA et autres taxes obligatoires comprises, et il est indiqué au moins en euros.

Étiquette, écriteau, vitrine : où mettre le prix

En France, entreprendre.service-public.fr détaille plusieurs règles utiles pour une boutique :

  • Le prix figure sur le produit, par une étiquette, ou sur un écriteau placé à proximité directe, de façon qu'il n'y ait aucun doute sur le produit concerné.
  • Des produits vendus au même prix et exposés ensemble peuvent n'avoir qu'une seule indication de prix : un portant à prix unique, clairement signalé, en est un exemple.
  • Un produit visible de l'extérieur, en vitrine, doit avoir un prix que le client peut lire sans entrer. S'il est exposé en vitrine et à l'intérieur, le prix est indiqué aux deux endroits.
  • Les produits rangés hors de la vue, dans des boîtes, des tiroirs ou une réserve annexe du magasin, doivent aussi avoir un prix. L'obligation ne vise pas les produits qui ne sont pas encore disponibles à la vente, par exemple dans une réserve indépendante du magasin.

Les retouches, les promotions et les prix barrés

Si vous proposez des retouches ou d'autres services, leurs prix s'affichent aussi. En France, la liste des prestations et leurs prix sont indiqués de manière lisible là où vous accueillez la clientèle, et de façon lisible depuis l'extérieur. En Belgique, l'obligation d'indiquer le prix par écrit vaut pour les services comme pour les biens.

Pour une réduction de prix, la France et la Belgique appliquent la même logique : le prix de référence est le prix le plus bas pratiqué au cours des 30 jours qui précèdent la réduction. En France, c'est l'article L112-1-1 du Code de la consommation ; en Belgique, le SPF Économie rappelle que ce prix de référence doit être mentionné, même pendant les soldes. Enfin, en France, selon entreprendre.service-public.fr, le mot « soldes » est interdit en dehors des périodes de soldes légales.

Écart à la caisse, sanctions : ce que prévoit la loi, pays par pays

En France, selon entreprendre.service-public.fr, un manquement aux règles d'information sur les prix est puni d'une amende de 3 000 € pour un entrepreneur individuel ou de 15 000 € pour une société, et une information trompeuse sur le prix peut relever de la pratique commerciale trompeuse. En cas de doute sur votre affichage, vous pouvez demander l'avis de l'administration, la DGCCRF, par un « rescrit consommation » : son avis l'engage.

En Belgique, selon le SPF Économie, si le prix affiché à la caisse diffère du prix indiqué en rayon ou sur une affiche dans le magasin, le commerçant doit appliquer le prix le plus bas, sauf erreur manifeste. Par ailleurs, depuis le 1er décembre 2019, le montant total payé en espèces est arrondi aux 0 ou 5 centimes les plus proches.

Si votre boutique est située ailleurs qu'en France ou en Belgique, vérifiez les règles d'affichage des prix auprès de l'administration de votre pays.

Le piège de la seconde main : l'étiquette qui ne dit plus la vérité

Dans une boutique de neuf, un prix vaut pour toute une référence. En seconde main, chaque pièce a le sien, et il change : une baisse après quelques semaines en rayon, une erreur corrigée, un prix revu avec un déposant. Chaque changement crée un risque d'écart entre ce qui est écrit sur l'étiquette et ce qui est encaissé.

Pour l'éviter, quelques habitudes suffisent : une étiquette sur chaque pièce plutôt que des prix de mémoire, une étiquette refaite à chaque changement de prix plutôt qu'un chiffre barré au stylo, et un prix encaissé qui vient de la même source que l'étiquette.

À la main : ce qui marche, et où ça coince

Avec des étiquettes écrites à la main et une caisse où l'on tape le prix, chaque vente repose sur une lecture et une saisie. Les jours d'affluence, une étiquette mal lue, un chiffre inversé ou une ancienne étiquette restée sur la pièce suffisent à créer un écart. En Belgique, c'est alors le prix le plus bas qui s'applique ; dans les deux pays, c'est la confiance du client qui en pâtit.

Un logiciel de caisse qui imprime l'étiquette à partir de la fiche de la pièce, et retrouve ce même prix en scannant l'étiquette, supprime la ressaisie : l'étiquette et le ticket disent la même chose.

En pratique : une pièce, une fiche, une étiquette

Faites le tour de la boutique avec un regard de client : chaque pièce a-t-elle un prix lisible, y compris en vitrine et dans les bacs ? Les retouches sont-elles affichées ? Les promotions indiquent-elles le bon prix de référence ? Puis prenez l'habitude de refaire l'étiquette à chaque changement de prix.

Dans VenStor, l'étiquette de chaque pièce s'imprime depuis sa fiche, avec la désignation, le prix et un QR code. En caisse, le scan du QR code reprend le prix de cette même fiche, sans ressaisie. Si vous changez un prix, vous réimprimez l'étiquette, et l'étiquette et la caisse disent de nouveau la même chose. Pendant une campagne de soldes, la remise s'applique d'elle-même en caisse sur les pièces concernées.

Questions fréquentes

Les vêtements d'occasion doivent-ils avoir un prix affiché ?

Oui. En France, il n'y a pas de dérogation pour les produits d'occasion. En Belgique, toute entreprise qui propose des biens doit indiquer le prix par écrit, de manière lisible, visible et non équivoque.

Le prix affiché doit-il comprendre la TVA ?

Oui, dans les deux pays. En France, le prix est exprimé en euros toutes taxes comprises ; en Belgique, c'est le montant total à payer, TVA et autres taxes obligatoires comprises.

Faut-il afficher le prix des retouches ?

Oui. En France, la liste des prestations et leurs prix s'affichent là où vous accueillez la clientèle. En Belgique, l'obligation d'indiquer le prix par écrit vaut aussi pour les services.

Quel prix de référence afficher pour un prix barré ?

Le prix le plus bas pratiqué au cours des 30 jours précédant la réduction, en France comme en Belgique.

Essayez VenStor sur votre boutique

Dans VenStor, l'étiquette de chaque pièce s'imprime depuis sa fiche, et la caisse reprend ce même prix au scan : l'étiquette et le ticket disent toujours la même chose. 14 jours d'essai gratuit, sans carte bancaire.